05 juin 2005, tract
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Loi Fillon
Non
à la répression judiciaire
contre les
lycéens ! Unité contre la répression
«guidée
par le pouvoir politique»!
Arrêt immédiat de toutes les poursuites
engagées contre les lycéens !
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29 mai : écrasante défaite de Chirac lors du
référendum.
31 mai : poursuite de la répression judiciaire contre les
lycéens.
Durant
plusieurs mois, les
lycéens se sont mobilisés contre la loi Fillon.
Le gouvernement Chirac a maintenu sa loi. Il a «laissé»
des bandes de «cogneurs»
s’attaquer aux lycéens qui manifestaient. Il a
fait voter la loi Fillon par la majorité de
députés UMP-UDF. Puis il a fait
procéder, lors des dernières manifestations de
lycéens, à des arrestations en masse :
quatre-vingt gardes à vue le 12 avril, cent soixante sept le
20 avril ! Cela ne s’était pas vu depuis vingt
ans. Même le président de la Ligue des Droits de
l’Homme a dû protester contre «
ce
qu’il faut bien appeler une répression de masse
».
À l’issue de ces gardes à vue, une
quarantaine de lycéens ont été
l’objet de poursuites judiciaires.
Et les premières condamnations tombent, visant en
particulier des animateurs de la mobilisation. Ainsi Samuel,
élève de Terminale à Paris,
écope de 500 euros d’amende et de cinq mois de
prisons avec sursis. Quel est son crime ? Il aurait craché
sur un commissaire de police, ce qu’il nie. Cela
s’appelle « outrage à agent ».
Le juge – qui a refusé l’audition
demandée par Samuel de plusieurs témoins
– déclare que ce serait «profondément
abject que de cracher sur les CRS.»
Selon le dictionnaire, «abject»
s’applique à un acte abominable, ignoble,
infâme…
Mais comment faut-il qualifier alors les coups que ce lycéen
affirme avoir reçus après son arrestation ? (Ce
qui a conduit un médecin, durant la garde à vue
de Samuel, à lui attribuer un arrêt de travail de
deux jours).
Et comment faut-il qualifier que Chirac soit à
l’abri de toute poursuite judiciaire tant qu’il est
Président ? Et comment qualifier le fait que Chirac, battu
à plate couture le 29 mai, refuse de démissionner
?
L’avocat d’une autre élève
inculpée – Mayssa, élève en
Première à Asnières – dit
nettement les choses : la condamnation de lycéens
c’est une «répression
guidée
par le pouvoir politique».
Tout ceci est intolérable. L’exigence
immédiate : annulation de toutes les poursuites judiciaires
et administratives engagées contre les lycéens.
Cette position doit être reprise dans
l’unité par toutes les organisations de la
jeunesse, par toutes les organisations ouvrières, partis et
syndicats.
Mais pour en finir avec toute cette politique qui combine
répression policière, répression
judiciaire et lois réactionnaires, pour obtenir
l’abrogation de la loi Fillon, il faut imposer à
toutes ces organisations qu’elles reprennent dans
l’unité l’exigence du départ
immédiat de Chirac.
Chirac,
dix ans, ça suffit !