12 février 2006, tract
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Politique intérieure
Pour en finir avec cette politique au service du capitalisme,
une première nécessité :
Front unique pour chasser Chirac
et son gouvernement,
sans attendre 2007!
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La politique de Chirac, celle de
Villepin et de Sarkozy, de l’UMP et de l’UDF, chacun la connaît ; tous
les jours, ce sont de nouvelles attaques. Parmi les plus récentes :
- la privatisation de la SNCM – compagnie maritime desservant notamment
la Corse – l’envoi du GIGN contre les marins, l’utilisation de la
police contre les dockers , les grévistes des ports.
- l’envoi de la police pour expulser ceux qui occupent des logements
insalubres alors que le gouvernement détruit les HLM et aide les
spéculateurs à organiser l’explosion des loyers ;
- la chasse aux travailleurs et aux lycéens sans papiers
- le développement des petits boulots (CNE, assistants pédagogiques
corvéables à merci…)
- les universités devenant payantes malgré la loi ;
- le déremboursement de centaines de médicaments, l’asphyxie des
hôpitaux, etc…
Et tant que ce gouvernement sera en place, il poursuivra son offensive
contre la jeunesse et les travailleurs.
Pourtant, en 2004, lors des élections régionales puis européennes, les
candidats de Chirac avaient subi une dure défaite. Une majorité de
travailleurs et de jeunes avaient voté pour les listes dirigées par le
PS et le PCF pour en finir avec cette politique.
De même le 29 mai 2005, le Non au traité constitutionnel l’avait
emporté, alors que Chirac avait convoqué le référendum pour essayer
d’obtenir un nouveau soutien.
Dans ces conditions, Chirac battu devait partir. Or, il est resté en
place. La raison en est simple : aucun dirigeant syndical (CGT, FO,
FSU…), ni le PS, ni le PCF n’a mené campagne pour exiger le départ de
Chirac. (et pas plus la LCR et LO). Tous ont renvoyé la question du
pouvoir à 2007.
L’unité ne fut pas réalisée sur l’exigence : «dehors Chirac». Et le
PS comme le PCF refusèrent de se porter candidats au pouvoir,
refusèrent de déclarer «nous sommes prêts à constituer immédiatement
un gouvernement sans Chirac, sans ministres bourgeois».
Or s’il y avait eu, s’il y avait une telle déclaration, Chirac aurait
du mal à résister. Et s’il s’accrochait au pouvoir, la mobilisation
serait facilitée pour le chasser car l’existence d’une telle
perspective politique –sans avoir la moindre illusion à l’égard du PS
et du PCF - serait un puissant facteur pour la mobilisation des
travailleurs et de la jeunesse.
En laissant Chirac Sarkozy et Villepin en place jusqu’en 2007 au moins,
les dirigeants syndicaux, ceux du PS et du PCF permettent à Chirac de
poursuivre sa politique. Ils font croire que par la mobilisation on
pourrait faire pression sur le gouvernement de Chirac pour qu’il fasse
une autre politique alors que les puissantes mobilisations des
travailleurs au printemps 2003, celles de février-mars 2005 avec les
lycéens ont montré qu’on ne pouvait rien gagner sans se fixer
l’objectif : vaincre et chasser Chirac par la grève générale.
à l’issue des grèves et manifestations du 4 octobre, la question va
nécessairement se reposer : combattre pour imposer la mobilisation unie
de toute la jeunesse et de la classe ouvrière pour chasser, par la
grève générale ce gouvernement au service du capitalisme. C’est sur
cette voie que Révoltes propose de s’organiser.
Un tel combat s’inscrit dans une perspective : celle d’en finir avec la
capitalisme, celle de la révolution pour un socialisme authentique.