Révoltes n°10 - Dossier Logement
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Quelles solutions à la crise du logement
pour la jeunesse et les travailleurs ?
Il n’y a pas d’autre solution que l’abolition du mode de production capitaliste, par l’appropriation des moyens de production et d’existence par la classe ouvrière |
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Nous l’avons vu avec Engels, la crise du logement est inhérente au système capitaliste et ne peut se résoudre que si la classe ouvrière prend le pouvoir, détruit l’État bourgeois et construit un État ouvrier sur la base de l’appropriation collective des moyens de production et d’existence ce qui nécessite l’expropriation des capitalistes et propriétaires fonciers.
En l’état actuel, la mobilisation contre le CPE l’a réaffirmé : il y a urgence de mettre fin à cette politique. En l’absence d’organisation révolutionnaire permettant à la classe ouvrière de prendre directement le pouvoir, il faut ouvrir une issue politique transitoire: que le PS, le PCF, les dirigeants des syndicats exigent le départ immédiat de Chirac, et avec lui de son gouvernement, de sa «majorité» UMP-UDF. Que le PS et le PCF se portent immédiatement candidats au pouvoir, forment un gouvernement de leurs seuls partis. Bien évidemment, d’un tel gouvernement, il faudra exiger, par la mobilisation un plan d’urgence, en particulier :
- Arrêt immédiat des démolitions
- Blocage des loyers
- Retrait du projet de loi E.N.L.
- Réquisition de tous les locaux vacants pour des logements
- Rénovation et construction massive par l’État de logements étudiants,
de cités universitaires gérées par les CROUS
- Vaste programme de constructions de logements par l’État.
Seule la mobilisation des masses pourra imposer la réalisation de ces mesures d’urgence. Car y compris ces premières mesures mettent en cause les intérêts de la bourgeoisie et ni le PS ni le PCF ne veulent s’affronter à la bourgeoisie.
Au-delà de ces mesures immédiates, la satisfaction réelle des besoins en logements de l’ensemble des travailleurs et de la jeunesse implique de briser la spéculation immobilière. Il est nécessaire que le logement soit un Service public n’obéissant pas aux lois du profit, de la rentabilité capitaliste :
- Création d’un office du logement placé sous le contrôle des travailleurs, des organisations syndicales et des organisations de locataires
- Expropriation des terrains à bâtir
- Expropriation des propriétaires actuels et réquisitions des logements par l’État
- Élaboration d’un plan de construction de logements et d’équipements nécessaires à la population
Telles seront quelques unes des taches d’un véritable gouvernement ouvrier qui inévitablement devra organiser la prise de contrôle de l’ensemble des banques pour financer un tel plan de construction.
11 Mai 2006