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19 septembre 2006, tract, premier article
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Situation Politique Intérieure
CONTINUER DE PROTÉGER CHIRAC JUSQU'AUX ÉLECTIONS, C'EST AUTORISER LES
ATTAQUES AUJOURD'HUI ET C'EST ENCOURAGER LES ATTAQUES DE DEMAIN.
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Aujourd'hui : suppression de 15 000 postes de fonctionnaires - dont 8 500 postes d'enseignants -,
privatisation de GDF, hausse des loyers, multiplication des stages non payés en entreprise,
expulsion de lycéens et de travailleurs sans-papiers. C'est la politique de Chirac, Villepin et Sarkozy.
Demain : augmentation du temps de travail, ordre policier dans les collèges et lycées, Service civique
obligatoire pour tous les jeunes, remise en cause du droit de grève, dislocation de l'Enseignement
public et mise en cause du droit des bacheliers d'aller à l'Université : voilà ce que projettent les pré-
candidats aux élections présidentielles.
CONTINUER DE PROTÉGER CHIRAC JUSQU'AUX ÉLECTIONS, C'EST AUTORISER LES
ATTAQUES AUJOURD'HUI ET C'EST ENCOURAGER LES ATTAQUES DE DEMAIN.
Malgré la défaite infligée à Chirac - contraint au printemps dernier de retirer le CPE - les attaques se
poursuivent contre la jeunesse et des travailleurs. Les projets les plus réactionnaires sont annoncés jour après
jour par Sarkozy.
Où Chirac et son gouvernement trouvent-t-il la force pour poursuivre leur politique ? Qu'est-ce qui permet à
Sarkozy, quasi-candidat, d'avancer un programme ultra-réactionnaire ?
Qu'est-ce qui autorise Ségolène Royal - qui n'est pas encore candidate du Parti socialiste mais qui est
propulsée par les médias de la bourgeoisie - à reprendre parfois mot à mot le programme de Sarko ?
La raison fondamentale en est simple : les dirigeants du Parti socialiste et du Parti communiste, comme les
responsables syndicaux, ne cessent de répéter depuis 2004
: Chirac doit rester jusqu'en 2007. Or Chirac et
l'UMP ont été battus à plate couture aux élections (régionales en particulier) de 2004, Chirac et son
gouvernement ont été vaincus lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel, puis - contraints de
retirer le CPE - ont subi une défaite majeure. Mais François Hollande et Marie Georges Buffet répètent que
Chirac peut gouverner. Chirac gouverne donc. Et privatise GDF.
Le PS et le PCF organisent à l'Assemblée un grand numéro de cirque en déposant 137 000 amendements
contre la privatisation de GDF, mais il n'y a pas un député ou dirigeant PS ou PCF qui dirait cette chose toute
simple
: Chirac, son gouvernement, minoritaires, battus, doivent être chassés immédiatement! Leur prétendue
opposition n'est donc qu'une duperie.
Et les dirigeants syndicaux, parce qu'ils soutiennent Chirac, acceptent de discuter, négocier, les projets
réactionnaires de Villepin. C'est ceci qui encourage l'offensive de Chirac, prépare celle de Sarkozy et facilite
la promotion de Ségolène Royal, alors que celle-ci - partisane de la politique de Blair contre la jeunesse - avait
été complètement muette pendant la mobilisation contre le CPE.
Bien évidemment Chirac ne partirait pas de lui-même. Mais l'appel au départ immédiat de Chirac par le PS et
le PCF serait un formidable point d'appui à la mobilisation.
Rappelons que lors de la bataille contre le CPE, le PS et PCF ont dû soutenir l'exigence de la jeunesse : retrait
du CPE. De même les dirigeants syndicaux qui, contrairement à leur habitude, ont dû refuser de négocier avec
le gouvernement. C'est parce que la mobilisation imposait l'unité sur cette base que Chirac a pu être vaincu.
C'est l'exigence aujourd'hui : que les dirigeants du PS et du PCF cessent de protéger Chirac, qu'ils exigent son
départ immédiat. Que les syndicats cessent de négocier les projets réactionnaires, qu'ils reprennent à leur
compte les revendications de la jeunesse et des travailleurs : à bas le Service civique obligatoire ;
rétablissement de tous les postes supprimés dans l'Enseignement public, y compris des 50 000 postes de
surveillants. Aucune expulsion de lycéen ni de travailleur sans-papiers, etc. C'est sur cette base qu'il est
nécessaire de s'organiser, et que l'on pourra chasser Chirac et son gouvernement réactionnaire.
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